jiminis insectes

Goûter des insectes, je vous le concède c’est une vraie expérience. Il faut réussir à dépasser le cap l’apparence et ce n’est pas toujours simple. Personnellement j’ai fais mon premier pas avec Jimini’s au Food is Social et depuis … je suis fan ! Tellement fan que lorsque j’ai organisé mon événement sur la Foodtech, ils étaient là.

Afin de mieux vous en parler, j’ai rencontré Clément Scellier, l’un des cofondateurs de la start-up pour qu’il me parle de son histoire et de ses ambitions. Installez-vous confortablement, prenez un ver(re) ce qui vous attend risque de vous surprendre.

On entend souvent qu’à l’origine de la création d’une start-up il y a une expérience et celle de Jimini’s n’est pas banale. C’est la téléréalité qui a amené Clément et Bastien à s’intéresser aux insectes comestibles. À force de présenter les insectes de façon dégoûtante à des candidats contraints de les manger, ils étaient curieux d’en savoir un peu plus. Ils sont alors tombé sur une étude de la Food & Agriculture Organisation qui annonçait 9 milliards d’estomacs à nourrir en 2050 et présentait les insectes comme une alternative durable.

En 2012, l’aventure démarre

Après une étude approfondie du marché, les deux amis se sont lancés dans une aventure pleine de rebondissements. Si aujourd’hui les insectes sont aseptisés et déshydratés, Jimini’s a un jour tenté les insectes congelés et quelle expérience ! Imaginez deux garçons, un trajet Pays-Bas & France en voiture , une bac plein de vers congelés et une canicule. Additionnez le tout et vous trouverez la voiture de Clément , remplie de vers pendant des mois. Alléchant non ?

Une mésaventure qui n’a pas découragé les garçons qui ont connu le succès dès 2013 en s’implantant notamment à La Grande Épicerie de Paris. Aujourd’hui, en dehors du site on peut retrouver les produits de la marque chez Nature & Découvertes et dans quelques épiceries fines. Pour retrouver des criquets à Carrefour il faudra cependant attendre encore un peu, le temps que les insectes se démocratisent en France.

Qu’est-ce qu’on mange avec Jimini’s ?

Aujourd’hui, Jimini’s se positionne dans la transformation d’insectes. Ces derniers, élevés aux Pays-Bas  répondent à des normes européennes très strictes et à un devoir de traçabilité, ce qui est déjà assez rassurant ! Dans son usine de Vaux-le-Penil, l’entreprise prépare donc ses criquets, molitors et grillons d’apéro, ses barres protéinées et ses pâtes.

S’ils ont fait le choix de produire eux-même leurs produits c’est qu’ils n’ont pas trouvé de fournisseur qui proposait des produits adaptés à notre palais européen. Le premier insecte de Clément, déshydraté au four ne lui avait d’ailleurs pas laissé un super souvenir, du fait de son manque de saveur.

Jimini’s propose donc pour le moment trois gammes de produits : l’apéro, les barres protéinées et les pâtes. Quel meilleur moment que l’apéro pour découvrir les insectes ? Un instant convivial, des proches et pas trop d’alcool  (recommandation de Clément en personne !) c’est idéal pour faire de nouvelles expériences. À défaut des chips et des cacahuètes, les insectes sont tout aussi croustillants et certains assaisonnements sont délicieux. Pour ma part j’adore les criquets à la grecque.

À l’occasion de l’interview j’ai également découvert les pâtes et c’est plutôt pas mal. Ça n’a évidemment rien à voir avec les pâtes aux oeufs classiques mais plutôt avec des pâtes entières. Avec la canicule de la semaine dernière, c’était parfait en salade.

Petit teasing >> L’entreprise travaille actuellement sur un projet de texturation afin de créer dès demain des « steaks » d’insecte qui pourraient apporter une alternative supplémentaire aux consommateurs.

Pas encore convaincu de manger des insectes ?

Comme j’en parlais un peu plus haut, la FAO a jugé les insectes comme la meilleure alternative d’apport en protéines. C’est à la fois facile à mettre en place et  plus intéressant sur le plan environnemental.

Évidemment, ce n’est pas une étude qui changera les moeurs mais plutôt l’éducation. Pour les petits, rien de compliqué car tant qu’on ne le présente pas de façon dégoutante, ils n’ont pas de raisons d’y être réfractaire. Les grands en revanche c’est plus compliqué… la principale cause de rejet c’est le visuel. Pour Clément, on peut passer outre en mangeant des produits transformés (barres protéinées et pâtes) mais ce n’est pas le but. Il conseille plutôt de commencer par les insectes qui nous font le moins peur. Moi, j’ai commencé par le molitor. Dans un contexte festif et convivial c’est idéal car cela rend l’expérience plus ludique et incite à la dégustation.

La mission de Jimini’s aujourd’hui c’est donc d’éduquer et de rendre le produit plus accessible. Ce ne sera pas une mince affaire.


La recette made in « Jimini’s »

À l’occasion de ma rencontre avec Clement, je lui ai demandé une recette à reproduire à la maison. Il m’a proposé l’une des spécialités de Raphaelle, la fourmanager de la communication : la « Salade de conchiglie, feta et grenade »

Ingrédients

  • Un paquet de pâtes aux protéines nature
  • 1/2 grenade
  • 100gr de Feta
  • Huile d’olive
  • Quelques feuilles de menthe

Recette

Faire cuire les pâtes (environ 8 minutes dans une eau à ébullition)
Laisser les pâtes refroidir
Couper la féta en cubes
Retirer les pépins de la grenade
Mélanger le tout, ajoutez un filet d’huile d’olive et quelques feuilles de menthe

Un délice !

Written by marionbreuil
Accro à ma cuisine et digitale native, je partagerais avec vous mes recettes, mes bonnes adresses, mes rencontres, mes concepts foodtech. Bonne lecture !

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